On se réveille un matin, peut-être sur une plage...le coeur râpé, du vomis sur les baskets. On descend doucement les escaliers en s'agrippant difficilement à la vieille rampe métallique. On fuit les regards, on accélère la musique dans sa tête pour que les choses paraissent passer plus vite. On ne sait qu'une seule chose : là où on va et il faudra en repartir très vite pour ne pas détruire, ne pas rendre délétère plus d'atmosphère. C'est là le supplice des hommes, une fois maturés, ils enfreignent leurs propres règles jusqu'à détruire leur monde et leurs rêves...ils croient, ils croient et nient ce qu'ils savent pour feindre de se donner du temps. C'est cette illusion qui se détruit elle-même, on l'appelle la vie. Elle est comme ces auteurs à best-sellers qui ont des textes puissants mais que l'on finit par détester pour peu que l'on sache qu'ils écrivent pour l'argent.
C'est bon on sait qui l'on est. Une présentation sensible, une coordonnée et hop des "amis" en vrac comme des bonbons, des champignons, des bouts de jambon...on les collectionne, on s'arrête. On vit des illusions, on montre que l'on sait...toujours tout pour soi. Un jour on dit aimer, le lendemain on a oublié. Ces émotions détruisent la création mais donnent des étoiles quand il fait de ses maux des mots qui nous surprennent.
"J'ai passé l'âge des ritournelles complaisantes.
-Quelle prétention sans forme!...
-ça y'est fini la visite.
-Si seulement elle avait commencé!
-C'est plus dur sans guide...
-c'est si fade simple et vide au dedans.
-aucune trace, je n'en ai laissé aucune.
-Des marques que je dissimulerai aussi facilement que les traits cadavériques de Donatella Versace
.-Et vous allez bien simplement parce que vous n'y accorderez rien.
-Si j'étais une truite tu me mangerais quand même?"
Pouic.